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    J'ai souvenir de lui si fier de cette terre
    Et de ce temps passé à braver les saisons
    Même sous le soleil il ne se reposait guère
    Juste pour pinter un coup entre les floraisons


    Il s’épongeait la face d’un pan de sa chemise
    Il parlait à ses génisses ruisselantes comme lui
    Çà sentait le laurier, le fourrage, la cerise
    Je vous cause d'un avant que j’ai grandi


    Je vous cause d’un avant lointain dans sa mémoire
    Que quelquefois l'image se brouille un petit peu
    Les génisses ne sont plus là, les moissons se font rares
    On n’y voit plus trop clair lorsque l’on devient vieux


    Où est passé ce lardon qui montait dans les branches
    Il avait les yeux bleus  la peau claire comme moi
    Il pensait que c'était tous les jours des dimanches
    Et que jamais l'animal ne sortait des grands bois


    Se serait-il encouru tout derrière la colline
    Se serait-il planqué dans les meules de foin
    Ou alors ce serait lui qu’à peine il devine
    Aux reflets du psyché dans le petit matin.

     

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    Dans l’écrin de ton cœur où tant de guenilles
    Se sont embrochées sur de surannés porte-manteaux
    Il y a beau temps que sur nulle brindilles
    Je n’ai trouvé quelques perles d'eau

    Pourquoi avoir brisé les rêves bleus
    Au loin, ne croit plus dans la broussaille
    Qu’un songe putréfié contraire d'un soleil radieux
    Devant mes yeux tout n’est que bataille

    Je t’ai cherché sous mes paupières fermées
    Aux feux ondoyants à chaque décadence immature
    Et pour démêler les cordages des frayeurs passées
    Le temps assassin a léché mes blessures

    La malchance emporte des panières, où sommeillent
    Les restes d’espoir fané par la déroute docile
    La chimère me remplit de vide je suis en éveil
    Abandonnée au soir couchant transportant l'âme stérile.

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    Alors que le printemps cherche à réchauffer
    La campagne et toute sa moisson
    De broderies pour ne pas s’envoler
    Le mistral butine un cumulus sur l’horizon

    D'aube à crépuscule s’étire l’éternité
    Époussetée par le vent de mille saisons
    Et je chine un mutisme en priorité
    Pour formuler mes apostilles sur la partition

    L’essor des notes dans le crépuscule
    Câline sans réserve les ridules du temps
    Envers et contre le destin qui me bouscule
    J’enlace le mot au chevet du présent

    Et pleure l'aube à galvauder ses galoches
    Sur un agenda où les saisons s'interpellent
    Demain ou après dont l’encre déjà s’effiloche
    Et pivote en rond dans son archipel

    Avivée par la réverbération des souvenirs
    La rémige remplace mélancolie par espoir
    A même l’horizon qui ne veut pas mourir
    J’héberge l’insouciance de la mémoire

    Derrière les persiennes closes du petit matin
    La nuit altérée frotte une allumette
    Exalte les concevables de loin en loin
    Juste pour voir pousser la sauvage violette.

     

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