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    Dans l’écrin de ton cœur où tant de guenilles
    Se sont embrochées sur de surannés porte-manteaux
    Il y a beau temps que sur nulle brindilles
    Je n’ai trouvé quelques perles d'eau

    Pourquoi avoir brisé les rêves bleus
    Au loin, ne croit plus dans la broussaille
    Qu’un songe putréfié contraire d'un soleil radieux
    Devant mes yeux tout n’est que bataille

    Je t’ai cherché sous mes paupières fermées
    Aux feux ondoyants à chaque décadence immature
    Et pour démêler les cordages des frayeurs passées
    Le temps assassin a léché mes blessures

    La malchance emporte des panières, où sommeillent
    Les restes d’espoir fané par la déroute docile
    La chimère me remplit de vide je suis en éveil
    Abandonnée au soir couchant transportant l'âme stérile.

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    ©(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•-->Flo´¨ )



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    Alors que le printemps cherche à réchauffer
    La campagne et toute sa moisson
    De broderies pour ne pas s’envoler
    Le mistral butine un cumulus sur l’horizon

    D'aube à crépuscule s’étire l’éternité
    Époussetée par le vent de mille saisons
    Et je chine un mutisme en priorité
    Pour formuler mes apostilles sur la partition

    L’essor des notes dans le crépuscule
    Câline sans réserve les ridules du temps
    Envers et contre le destin qui me bouscule
    J’enlace le mot au chevet du présent

    Et pleure l'aube à galvauder ses galoches
    Sur un agenda où les saisons s'interpellent
    Demain ou après dont l’encre déjà s’effiloche
    Et pivote en rond dans son archipel

    Avivée par la réverbération des souvenirs
    La rémige remplace mélancolie par espoir
    A même l’horizon qui ne veut pas mourir
    J’héberge l’insouciance de la mémoire

    Derrière les persiennes closes du petit matin
    La nuit altérée frotte une allumette
    Exalte les concevables de loin en loin
    Juste pour voir pousser la sauvage violette.

     

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    ©(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•-->Flo


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    Ce Piaf  qui s’envole et qu'on aimerait suivre
    Cette rivière qui serpente et ne sait où elle va
    Surtout n’y touchez pas surtout laissez-les vivre
    A l’écart des démences loin de vos pugilats

    Laissez-le exister cet être en sa chaumière
    Qui ne quémande rien qu’un peu de pain et d’eau
    L'espérance d’un repos au petit cimetière
    Dans les herbes sauvages et les coquelicots

    Vénérez cette vie honorez ce silence
    Que résonne sans fin la chanson des grands vents
    Seuls eux ont le droit dans leur fière indolence 
    De se convier ici d’y geindre leurs tourments

    Et si quelquefois doit résonner l’orage
    Qu'il soit venu des cieux pas venu des humains
    Du ciel nous savons décrypter le langage
    L'autre n’est que malheur, blessure et chagrin

    Je veux pouvoir toujours flâneur solitaire
    M’étendre sur l'écume et admirer  le ciel
    Prendre dans mes deux mains une motte de terre
    Et des déités de ces lieux ouïr les appels

    Pouvoir en ces lieux en sublime héritage
    Laisser à mes petits un bout de paradis
    Ce coin qu’on dit perdu parsemé de nuages
    Chimères à bon marché mais qui n’ont pas de prix.

     

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    ©(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•-->Flo

     


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